Revenir de Venise.
J'en avais plein les yeux, mais vite ce retour au quotidien.
Ce reveil qui sonne, un dring modifié par Eglantine mais tout aussi exaspérant.
Et puis il y a Elle, drapée dans sa tristesse.
Je voudrais la toucher, le prendre dans mes bras, qu'Elle pleure, qu'Elle rie, peu importe.... mais qu'Elle soit vivante au moins !
Mais Elle reste là, immobile, comme si tout s'était brisée en Elle.
Et Elle m'en veut, Elle dit que non, mais je sais que oui.
Alors je m'éloigne, je ne veux pas de ce regard accusateur que je ne mérite pas. Je n'y suis pour rien, moi, si Elle ne va pas bien ces derniers jours. Ma seule faute c'est de ne pas savoir quoi lui dire, c'est de ne pas trouver les mots pour ses maux. A ma façon, surement, je lui manifeste ma présence. Mais ce n'est pas suffisant.
Je suis désolée.
C'est qu'Elle compte pour moi, mais je ne lui dis peut être pas assez. Il y a dans ses atebas multicolores ce souffle de vie qu'Elle mérite tant. Au lieu de ça Elle se déteste, Elle laisse les autres la blesser. Pourtant Elle est si belle, si drôle et si unique.
Elle se sera surement reconnue.
Alors bien @ Elle, qui se passe aisément de béchamel.